J’avais trente ans et, depuis des années, un fantasme revenait régulièrement dans ma tête : partager une femme avec un autre homme.
Pas parce que les hommes m’attiraient. Je suis hétéro et je n’avais jamais ressenti de désir particulier pour un mec. Ce qui m’excitait, c’était la femme au milieu. La regarder prendre du plaisir avec deux hommes, la voir passer de l’un à l’autre et surtout imaginer cette complicité étrange qui pouvait s’installer entre trois personnes.
J’avais déjà évoqué le sujet avec ma copine.
Une femme avec nous ? Non.
Un homme ? Encore moins.
Elle ne jugeait pas spécialement mon fantasme, mais elle n’avait aucune envie de le partager.
J’avais donc fini par accepter qu’il resterait probablement dans ma tête.
Jusqu’à cette nuit d’été à Bordeaux.
Il était presque minuit lorsque je quittai l’appartement de ma copine. Elle habitait dans une résidence des années 1990 située à quelques minutes des quais. Le bâtiment possédait un ascenseur minuscule qui fonctionnait une fois sur deux et, ce soir-là, un papier indiquant « EN PANNE » avait été scotché sur la porte.
Je pris donc l’escalier.
En arrivant entre le troisième et le deuxième étage, j’entendis quelque chose.
D’abord un rire étouffé.
Puis la voix d’une femme.
Je reconnus presque immédiatement cette voix.
C’était Camille , une voisine que j’avais déjà croisée plusieurs fois.
Je la connaissais surtout de vue. Elle devait avoir trente-deux ou trente-trois ans. Brune, les cheveux coupés juste au-dessus des épaules, environ 1,68 m, mince, avec des jambes fines et de petites fesses fermes.
Sa poitrine était plutôt petite, mais très ronde. Je l’avais déjà aperçue en maillot à la piscine de la résidence et je me souvenais parfaitement de ses seins qui tenaient presque naturellement sans soutien-gorge.
Elle n’avait rien d’une bimbo.
C’était justement ce qui me plaisait chez elle.
Elle avait un visage assez doux, de grands yeux marron et une bouche qui devenait très séduisante lorsqu’elle souriait.
Son mari s’appelait Julien .
Je l’avais croisé beaucoup moins souvent. Il devait approcher de la quarantaine. Grand, brun, plutôt sec, avec un peu de barbe et le physique d’un type qui faisait du sport sans passer sa vie dans une salle.
Lorsque j’arrivai au palier, je compris pourquoi Camille riait.
Ils revenaient manifestement d’une soirée et n’avaient pas eu la patience d’attendre d’être chez eux.
Julien avait coincé sa femme contre la porte de leur appartement.
Camille portait une robe d’été noire assez courte et des sandales qu’elle avait manifestement retirées puisqu’elles étaient posées par terre.
Julien l’embrassait dans le cou.
Sa robe était remontée suffisamment haut pour que j’aperçoive ses cuisses.
Je me figeai.
J’aurais dû continuer à descendre.
Au lieu de ça, je restai dans l'ombre de l'escalier.
Julien passa une main sous sa robe.
Camille ferma les yeux.
Je voyais parfaitement sa main remonter entre ses cuisses.
Elle écarta légèrement les jambes pour le laisser faire.
Quelques secondes plus tard, il la débarrassa de sa culotte.
Une petite culotte noire qui termina au pied de la porte.
Je sentis immédiatement ma bite durcir dans mon pantalon.
Julien s’agenouilla devant elle.
Il releva sa robe et passa sa tête entre ses cuisses.
Camille posa une main sur son épaule.
Puis l’autre contre le mur.
Ses jambes s’écartèrent davantage.
Je ne voyais évidemment pas exactement ce que faisait sa langue, mais ses réactions ne laissaient aucun doute.
Elle respirait de plus en plus fort.
Puis elle ouvrit les yeux.
Et elle me vit.
Cette fois, impossible de prétendre que je passais simplement dans l’escalier.
Nos regards restèrent accrochés une ou deux secondes.
Je sentis mon ventre se nouer.
Je fis immédiatement un pas en arrière.
— Merde…
J’étais certain qu’elle allait repousser Julien et m’engueuler.
J’entendis effectivement Camille lui dire quelque chose.
Julien se releva.
Puis j’entendis un rire.
Pas un rire gêné.
Un vrai rire.
Je décidai malgré tout de descendre.
— Hé !
Je m’arrêtai.
C’était Julien.
Je me retournai.
Il était apparu en haut de l’escalier.
— Maintenant que tu as regardé pendant cinq minutes, tu peux au moins venir dire bonsoir.
Je crois que je devins écarlate.
— Désolé. Je voulais pas…
— Bien sûr que si, répondit Camille derrière lui.
Elle avait remis sa robe correctement mais tenait sa culotte dans une main.
Elle souriait.
— Tu voulais regarder.
Je n’avais aucun argument.
— Oui.
Julien regarda sa femme.
Puis moi.
— Et ça t’a plu ?
J’hésitai avant de répondre.
— Oui.
Camille s'appuya contre l'encadrement de la porte.
— Qu'est-ce qui t'a plu ?
Cette question me surprit davantage que tout le reste.
Je la regardai.
— Toi.
Elle eut un petit sourire satisfait.
Julien éclata de rire.
— Au moins, c’est clair.
Je pensais que nous allions en rester là.
Julien allait fermer sa porte, j’allais rentrer chez moi avec une érection monumentale et cette scène allait alimenter mes fantasmes pendant plusieurs mois.
Mais Camille me regardait toujours.
Puis elle demanda :
— Tu veux boire quelque chose ?
J’ai regardé Julien.
Il haussa les épaules.
— C'est elle qui t'invite.
Je suis entré.
Nous nous sommes d’abord retrouvés tous les trois dans leur cuisine.
Et c’est probablement la partie la plus étrange de l’histoire.
Dix minutes auparavant, je regardais Julien lécher sa femme dans le couloir.
Maintenant, il me servait un whisky.
Camille était assise sur le plan de travail, jambes croisées.
Sans culotte.
Je le savais.
Et elle savait que je le
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